
Contexte historique, politique, démographique et socioéconomique
1- Situation géographique et climatique de la ville de Koudougou
2 - Repères entre légéndes et réalitées historiques
3 - Croissance démographique et extention de la ville
4 - Cercles, quartiers, secteurs : l'évolution des pouvoirs locaux
5 - Les services et le tissu économique à Koudougou
Références bibliographiques sur Koudougou
1 - Situation géographique et climatique de la ville de Koudougou
Koudougou est située à 100 km à l'ouest de la capitale : Ouagadougou, à la quelle est reliée par une route goudronée ainsi que par le chemin de fer. Elle est préfecture du département du Bulkiemedé et capitale de la région du Centre-ouest.
Les paysages qui entourent la ville se déclinnent en colines monotones atteignant de 200 à 300 métres d'altitude.
La région de Koudougou subit les influences d'un climat de type sahelien comprenant une longue saison sèche (d'octobre à juin) ainsi qu'un hivernage arrosé pendant trois à quatre mois de pluies irrégulières.Le réseau hydographique ressent les influences du climat puisque le régime des cours d'eaux qui irriguent les abords de la ville est temporraire.
Enfin, la formation végétale dominante est la savane et l'on cultive principalement mil et sorgho.
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2 - Repéres entre légende et réalité historique
Selon la légende, Koudougou serait née suite à une dispute entre deux frères qui habitaient prés de la ville de Léo (au sud du pays). L'ainné avait acusé son cadet d'un vol de poulet qui fut par la suite retouvé en haut d'un baobab, et, c'est l'honneur bafoué que ce dernier, décida de quitter son village.
Assouafé et fatigué il finit par s'endormir et fut réveillé par un iguane qui lui humécta les lèvres et le conduisit au marigo. L'eau découverte notre voyayeur décidat de s'isntaller avec sa famille.
C'est à cet endroit : Issouka que fut creusé le premier puis : le Bulkirmdé (grand pui en Mooré) et créé le premier village. Il semblerait que ces faits remontent aux alentours de 1800.
La chefferie d'Issouka a longtemps dominé l'ensemble des chefferies des quatiers de Koudougou : Zakin, Godin, Zinguédéguin, Zanguétin, Kassou, Bourkina, Sogpelcé.
La ville était, au départ, une terre Gourounsi. Elle a suite à guerre, été conquise par l'éthnie Mossi et son roi : le chef de Lallé Ce dernier était soumis à la hierarchie du Mogho Naba, qui de Ouagadougou, reignait sur l'ensemble du royaume Mossi. Cest maintenant l'ethnie Mossi qui est majoritaire à Koudougou, toutefois, compte tenu de sa proximité avec les département du Sanguié et de Sissili , à population mixte ou majoritairement Gourounsi, cette dernière ethnie est également largement représentée.3 - Croissance démographique et extention de la ville
Koudougou est actuellement la troisième ville du pays sur le plan démographique.
En 1960, sa population était estimée à prés de 25 000 âmes. En trente ans, ce nombre à presque triplé. Il dépassait en 1996 les 70 000. Sa croissance démographique est estimée à 3.4% l'an, ce qui place la ville derrière d'autres villes moyennes dont Banfora et Ouahigouya.
| Année | 1960 | 1970 | 1985 | 1990 | 1995 |
|---|---|---|---|---|---|
| Population | 25 000 | 31 000 | 51 670 | 62 000 | 73 300 |
Source : INSD (Institut national de la statistique et de la démographie) de Ouagadougou
La croissance démographique s'est accompagnée de l'extention et de lotissement progressif de la ville. La zone lotie s'étend actuellement sur le territoire compris à l'intérieur du boulevard circulaire, ainsi qu'à l'extérieur, à l'est le long de la route de Ouagadougou , au nord et à l'ouest sur un lotissement plus récent.
Les zones les plus anciennement loties (zones commerciales et administratives) sont également les plus peuplées. L'espace commence à s'y faire rare tant pour la construction d'habitations que pour l'installation d'activitées commerciales et artisanales.
La ville continue de s'étendre sur les zones non loties située autour de la zone lotie.
4- Cercles, quartiers, secteurs : l'évolution des pouvoirs locaux
La période coloniale puis la période Sankariste ont bouleversées les équilibress politiques locaux en tranférant certains pouvoirs des chefs traditionnels vers les structures municipales.
L'histoire municipale de Koudougou commence au début des années 30, avec la colonisation.
De 1934 à 1967, 21 Commandant de cercles blancs ( français) se sont succédés.
Aprés eux, excerceront 6 Commandants de Cercles Voltaïques, puis 5 Sous-Préfets-Maires (car de 1974 à 1984, Koudougou était encore Sous Préfecture).
De 1984 à 1995, 5 administrateurs civls ont excercé la fonction de Préfets-Maires, enfin, si l'on exepte le maire élu au lendemain de l'indépendance, le premier Maire élu démocratiquement est Emmanuel Zoma (il est membre du rassemblement qui soutient le Président, Blaise Compaoré).
Plus précisement, à partir de 1984, la ville précédement administrée par quartiers va etre découpée en dix secteurs et les pouvoirs des chefs coutumiers vont être mis en concurence avec ceux des CDR (comités de défence de la révolution). Ces derniers ont été mis en place par le CNR Conseil National de la Révolution créé à l'initiative du capitaine Thomas Sankaras à la suite du coup d'état militiaire du 4 aout 1983. Selon ce dernier les CDR devaient permettre : " l'organisation du peuple voltaïque tout entier, en vue de l'engagement dans le combat révolutionnaire".
Dans chaque secteur urbain , un CDR de neufs personnes était élu par les militants; parmis eux, l'un était chargé d'informer la population au titre de délégué. Les CDR pouvaient par exemple décider de la construction d'une école ou de la mise en oeuvre de travaux d'intérêts communs.Les CDR semblent avoir permis une réélle démocratisation du pays mais, des conflits de pouvoirs se sont parfois greffés sur des conflits de génération et certains CDR ont commis des abus de pouvoirs, se comportant parfois tel des milices militaires.
Les CDR, devenus trés impopulaires, seront suprimés aprés le coup d'Etat de Blaise Compaoré et remplacés par les CR, comités révolutionnaires qui finiront par disparaitre également.Aujourd'hui, les rapports entre la municipalité et les pouvoirs traditionnels semblent s'être apaisés. Certains chefs coutumiers participent activement à la vie de la commune; quand à la municipalité, elle ne manque pas de les consulter, en cas de lotissement d'une zone ou de la construction d'un marché.
La ville est "ville de plein excersice" depuis 1958 ce qui lui confère une peronnalité morale et l'autonomie financière.
De fait, le conseil municipal est habilité à délibérer notamment sur :
- le budget communal
- les crédits supplémentaires
- les comptes administratifs et de gestion de la commune
- les taux des redevances perçues au profit de la commune
- les acquisitons et aliénations des biens de la commune
- les emprunts à contracter par la commune
- ...
Le programme d'action communal élaboré en 1995 définisait huit objectifs principaux :
- Sauvegarder l'environnement naturel et améliorer le cadre de vie des citoyens
- Valoriser les produits de l'agriculture et de l'élévage
- Assurer la décurité des habitnats de la ville
- Créer des emplois par l'encouragement des initiatives privées pour la création de PME, dans le commerce, le tourisme, et l'industrie, le soutien au développement de l'artisanat et au secteur informel
- Améliorer le taux de recouvrement des impôts et taxes
- Prendre en charge les infrastructures et les équipements urbains socios-éducatifs
- Rendre le cadre institutionel de la commune plus performant.
- Instituer une gestion plus transparente
5 -Les services et le tissu économique à Koudougou
5.1 Les services
La ville de Koudougou possède des services assez complets mais atteinds d'obsolescence. Les principaux sont les suivants en ce qui concerne les directions déconcerntrés de l'Etat
l'ONEA : L'office national de l'eau et de l'assainissement assure la deserte en eau potable de la ville via le barrage de Salbisgo. Le château d'eau possède une capacité de 1000 mètres cubes d'eau pour un réseau de 62 kilomètres. L'eau est potable à Koudougou qui possède en outre une station d'épuration. Toutefois, pendant la saison sèche, il n'est pas râre que la partie haute de la ville soit privée d'eau.
l'ONATEL : l'office national des télécommunications, gère le réseau téléphonique. Celui-ci étant devenu trés insufisant, sont extention était en cours en 1996. Mais le téléphone reste un luxe pour la grande majorité de la population ( il y avait seulement 566 abonés en 1996) car les coûts de branchements et d'abonnements restent prohibitifs.
la SONABEL : la société nationale burkinabé d'électricité comptait plus de 3400 abonnés en 1996 pour seulement 1 685 en 1985, Koudougou est d'ailleurs le seul centre urbain secondaire à possèder une ligne haute tention. Si ces chiffres progressent il faut tout de même signaler que la plupart des abonnements concernent des ampérages faibles.
Outre ces services, Koudougou possède deux hôpitaux, deux cinémas, plusieurs hôtels et auberges, vingt six écoles, six lycées, des directions provinciales de tout les ministèeres publics (impôts, enseignement de base, du plan, de l'administration territoriale...) Enfin depuis 1997 l'école normale supérieur accueille de futurs enseignants en formation.
5.2 Le tissu économique
En rouge, les zones denses de la ville (habitat, activitée économique)
Le tissu économique koudougoulais a longtemps été réputé pour la qualtilté de son pôle industriel.
Ce pôle était constitué de :L'unité d'embouteillage de la SOBBRA Société burkinabé de brasserie
La SOFITEX : société des fibres textile qui tranforma du cotton
L'usine textile Faso Fani qui fut installée par le premier président Maurice Yaméogo originaire de Koudougou à la fin des années 60, et équipée par des machines achetées d'occasion en Côte d'Ivoire.
Malheureusement, la SOBBRA est fermée quand à l'usine Faso Fani et à la SOFITEX elles étaient en attente d'un repreneur privé. Si aucun repreneur ne se présente elles risquent de fermer car, aprés plusieurs vagues de licenciements elles sont dans l'incapacité d'assumer financièrerment leur nécéssaire modernisation, d'autant plus que la concurence des produits d'importation (Ivoiriens et asiatiques) et des frippes est importante. Cette éventualité est inquiétante d'autant plus que Faso Fani constitue encore le premier employeur "moderne" de Koudougou.
En fait la majeure partie de l'emploi non agricole et non publique de Koudoudou provient du commerce et de l'artisanat.
C'est le marché central, construit en 1925, qui concentre l'essentiel des activitées commerciales et constitue un pôle de distribution et de redistribution de produits vivriers et manufacturés.
- Les grands commerçants gérent l'import -export de produits alimentaires et manufacturés (avec la Côte d'Ivoire et le Ghana notamment ). Ils revendent à des détaillants.
- Une catégorie intermédiaire est constituée de boutiquiers-revendeurs. Ils excerxent leur activité de façon permanente et sont souvent déclarés au secteur "moderne".
- Enfin les petits commerçants (vendeurs de chaussures, de radios, d'assiettes, de pièces détachées, tabliers, fripiers, vendeuses de fruits et légumes ...., ils sont les plus nombreux, mais leur statut est précaire et souvent informel.
Les commerçants sont organisés en associations professionnelles. La plus influente est celle des comerçants du marché. Il y a trois autres marchés à Koudougou, ils drainnent également des activités économiques mais ils n'ont pas suffit à désengorger le marché central que l'état sanitaire et la densité rendent de plus en plus impracticable. Actuellement des négociations sont en cours pour soit rénover le marché central, soit le déplacer mais, aucune solution n'a encore était définitivement avancée car, si la municipalité est partante pour le déplacement du marché central, les commerçants, eux, font pression afin que celui-ci demeure à son emplacement actuel.
Un autre groupe important à Koudougou est celui des transporteurs. Ils sont organisés en groupement depuis 1977. Le groupemnt gère seul le fonctionnement de l'"auto-gare" ou gare routière. Il est notamment chargé de collecter les taxes qui doivent être rétrocédées à la mairie.- Les grands transporteurs sont organisés en une dizaine de sociétés modernes, elles proposent des voyages en car de tourismes ou en mini bus sur des lignes régulières, plusieurs fois par jour ou par semaine selon les destinations pour Ougadougou, Bobo Dioulasso, Yako, Ouahigouya, Dédougou et pour la Côte d'Ivoire (Bouaké, Abidjan).
- Les petits transporteurs (une vingtaine environ) sont concerntrés au niveau de la garre routière et possèdent environ 80 véhicules (des voitures). Les propriètaires de véhicules sont parfois patrons, chaufeurs mais également artisans ou commerçants. Ils fonctionent pour la plupart sous forme de taxi brousse.
- Enfin, 77 véhicules (voitures bachées, camions) se chargent du transport des marchandises. I ls assurent notamment l'approvisionnement des boutiques, collectent les denrées alimentaires dans les campagnes voisines, enfin ils transportent aussi le bois nécéssaire aux ménagères et aux dolotières (fabriquantes de bierre de mil).Enfin le dernier groupe important à Koudougou est celui cosntitué par le milieu artisanal.
Le milieu artisanal concerne de nombreuses professions, et offre des emplois de manière permanente et saisonière.
La majeure partie des entreprises artisanles font partie du secteur informel et, seuls les entrepreneurs en bâtiment sont largement représentés au secteur moderne.
A partir des registres du Trésor public, il a été possible de fournir une évaluation des effectifs d’entreprises artisanales selon les professions regroupées par type d’activité : artisanat de production, artisanat d’art, artisanat de construction et artisanat de service.
| Type d’entreprise artisanale | 1994 | 1995 | 1996 | |
|---|---|---|---|---|
| Artisanat de production | 392 | 344 | 376 | |
| Artisanat de service | 401 | 387 | 474 | |
| Artisanat de construction | 23 | 25 | 29 | |
| Artisanat d’art | 9 | 11 | 10 | |
| Total | 825 | 767 | 889 | |
Source : registres du Trésor public de Koudougou1994, 1995, 1996. Selon les registres, l’effectif global des entreprises artisanales s’élèverait à 825 en 1994, 767 en 1995 et 889 en 1996. L’instabilité des entreprises et les problèmes de recouvrement expliqueraient l’irrégularité des chiffres.
Pour l’artisanat de production ont été répertoriées, 392, puis 344, enfin376 entreprises pour les années 1994, 1995, et 1996.
Les artisans les plus représentés en 1996 sont les couturiers (177), les dolotières (111), les menuisiers (29) et les soudeurs électriques (33).
L’artisanat de service, avec 21 professions compte 401, 387, et 474 entreprises pour les mêmes années, avec des postes importants pour les mécaniciens (212 si on additionne mécaniciens auto, motos et cycles), les grilleurs de viandes et les restaurateurs (48 et 46), les exploitants de meuneries (38), les coiffeurs (29), les réparateurs électriques (28) et les blanchisseurs (23).
Enfin pour la même période l’artisanat d’art compte 9, 11 et 10 entreprises (de fabrication de batik, de bijoux et de bronze) et l’artisanat de construction 23, 25 et 29 entreprises (principalement de maçonnerie).
Au cours des années précédentes, il y a eu des tentatives de création d’associations et de groupements professionnels d’artisans mais elles ne sont effectives que depuis une période récente qui correspond à l’arrivée du PAB à Koudougou (en 1992).On recense à Koudougou de nombreuses associations (associations des soudeurs, des mécaniciens motos, des mécaniciens autos, des entrepreneurs en construction, des ferblantiers, des menuisiers, des couturiers, des dolotières) et des groupements de type pré-coopératifss (essentiellement féminins) regroupant plusieurs activités dont la fabrique de savon, la teinture, le séchage de légumes, l’élevage, la fabrication d’huile d’arachide ... comme par exemple le groupement Weend-Kuni, celui des teinturières et celui des arts ménagés.
A ce sujet vous pouvez consuter : la page de ce site consacrée aux artisans de Koudougou ainsi que celle consacrée aux meuneries.
Références bibliographiques sur Koudougou
COMPAORE Georges, 1993 : « L’industrialisation et ses effets socio-économiques à Koudougou (Burkina Faso) »,
in : villes Africaines : activités et structures, sous la direction de VENNETIER Pierre, Talence, CEGET, pp. 31-51.Conseil national du plan, province du Bulkièmdé, 21-22 et 23 mars 1991 : Deuxième plan quinquennal de développement populaire, plan lancé officiellement le 4 Août 1991, assemblée générale du CNP.
LOUGUE Mimouni, KINI Fernand, COULIBALY Désiré, mai 1996 : Etude sur l’assiette fiscale de Koudougou,Etude réalisée avec le concours de la coopération suisse, 150 p.
LOUNGUE Mimouni, KINI Fernand, SERBGO Houssein, BARREAU Alain, octobre 1996 : Diagnostic institutionnel de la mairie de Koudougou, étude réalisée avec le concours de la coopération suisse, 50 p.
Ministère du Plan et, la coopération suisse au développement, 1991 : Programme de développement de la ville de Koudougou, Lausanne Ouagadougou, Afric conseil, rapport final,124 p.
Publication émanant des autorités communales : Ministère de l’administration territoriale, commune de Koudougou :
Arrêtés, comptes rendus,
- Arrêté n° 94- 036 : MAT/PBLK/CKDG : portant fixation des limites territoriales de la commune de Koudougou et création des secteurs communaux, 3 p
- Programme d’action communal, septembre 1995, 24 p.
- Deuxième session ordinaire du conseil municipal de la commune de Koudougou, Le conseil municipal, du 25 au 27 septembre 1995, 13 p.
- Arrêté n° 95-007/mat/pblk/c, KDG : portant règlement intérieur, septembre 1995, 6 p.
- Arrêté n° 95-10/mAT/PBLK/C,KDG : portant organisation de l’établissement public communal de développement de Koudougou, septembre 1995, 2 p.
- Procès verbal de la session extraordinaire du conseil municipal de Koudougou, le jeudi 07 mars 1996, 8 p.
- Compte rendu de réunion sur la construction des marchés secondaires et du marché central de Koudougou, le 20 avril 1996, 11 p.
- Délibération n° 96-001/MATS/PBLK/C,KDG EPCD : portant nomination du directeur de l’établissement public communal pour le développement de Koudougou, octobre 1996, 2 p.
- Arrête n°96- 015/MATS/PBLK/C,KDG : fixant les règles d’hygiène dans les lieux publics et les sanctions pour les anomalies commises, juillet 1996, 3 p.
Comptes administratifs : Année 1994 (15 p.) ; Année 1995 (13 p.).
Budget primitif : Année 1996 (24 p.).
Les artisans à Koudougou - A propos de la ville de Koudougou - Le retraitement des déchets à Ougadougou - Les meuneries à Koudougou